Si cela peut sembler évident à certains, je crois qu'il est néanmoins utile de le rappeler :

Ce qui incombe à la personne travaillant à partir de «sources Google», c'est de savoir identifier la légitimité du site donnant les informations ; c'est ensuite de recouper celles-ci et de les diversifier, afin de s'assurer de leur validité et de leur véracité ; c'est enfin de remettre ces informations dans une perspective originale : ce que l'on appelle la problématisation. Cela nécessite du discernement, du recul critique, ainsi que l'échange avec autrui (enseignants, collègues, bibliothécaires...). Mais, surtout, tout cela requiert du temps, de la curiosité. Car les chemins de la connaissance, tortueux, ne sont faits que de détours, de sentiers de traverse et de haltes inattendues. Et c'est là aussi qu'on apprend et que l'on se ressource.
Pascal LARDELLIER professeur en sciences de la communication à l'université de Bourgogne in
Libération, «Google» pillé-collé, l'arme fatale des étudiants

Néanmoins, j'ai bien envie de nuancer un peu cet article : la majorité des étudiants copient/collent sans vérifier par pure fainéantise, ce qui les intéresse étant de rendre leur travail, pas d'étudier le sujet qu'ils devraient travailler. C'est que j'ai été étudiant moi aussi. Mais attention, si vous commencez à trop perdre votre temps à "identifier la légitimité du site", "recouper", "diversifier", "s'assurer de leur validité et leur véracité", vous risqueriez de me ressembler (et de lui ressembler) : "cela requiert du temps, de la curiosité". Pour tout dire, en ce moment je rêve de me réincarner en carte réseau dans le googlebot.

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