Le gouvernement, après la claque qu'il s'est pris hier soir, a décidé de reporter les discussions. Et pourtant, il avait déclaré l'état d'urgence !

Mais c'est raté : l'amendement considérant les logiciels de P2P comme relevant de la copie privée a été adopté, le sens du texte retourné. Et le gouvernement tente donc le passage en force. Après avoir déjà stratégiquement positionné les débats avant Noël, en espérant qu'aucun député ne soit là pour contester. C'était le cas : 28 contre 30 votes, autant dire que l'hémicyle était bien vide. Mais pas sans contestations, au contraire les débats auront été houleux, et allaient au-délà du clivage gauche-droite. Les députés du PCF qui applaudissent Christine Boutin, c'est suffisamment rare pour être noté. Cet amendement résistera-t'il au deuxième vote ? Au sénat ?

A cette question, Christine Boution répondit tout à l'heure sur France Inter : « je ne me fais pas d'illusions, mais c'est trop tard, maintenant le débat est dans la société ».

La loi avait été placée pour être votée de sorte à faire le moins de vagues possibles. C'est complètement raté. Tant mieux pour la suite. Et puis, c'est beau la démocratie avec des lois aussi importantes que celles-là votés par 10% des députés (y compris les procurations).