Vous êtes archaïque et passéiste. Vous pensez que chaque individu est responsable de son existence. Que le pouvoir réel se situe dans ses choix de vie plus que dans les mains des hommes politiques, en tout cas que nous ne devons pas attendre ceux-ci pour bouger. Vous ne supportez pas que l'on substitue la charité à la justice. Vous considérez toujours la spéculation (l'argent qui fait de l'argent) comme un crime. Pour vous, l'essentiel est de produire et de consommer localement, que chaque peuple ait la capacité d'être autonome pour son alimentation. Quand des paysans du tiers-monde cultivent du thé, du café, du chocolat, des bananes ou des fleurs pour les pays riches, ils ne produisent pas de quoi s'alimenter. De plus, vous dites que les revenus de ces cultures continueront à financer les achats d'armes aux pays riches (la France est le troisième exportateur d'armes au monde). La priorité, pour vous, est de sortir de la société de consommation, de chercher d'abord à ne pas nuire, avant de faire « le bien ». Quelquefois, le matin, quand vous mettez du miel dans votre lait, vous vous sentez un peu seul, mais vous êtes vendu à votre conscience.
J'aime bien ces tests, où avec une vingtaine de questions on se plante habituellement... Moi, archaïque et passéiste ? Je me marre ! Je constate simplement qu'une croissance infinie n'est pas possible dans un univers fini, et que la planète fonctionne à 4 ou 5 fois ce qu'elle peut supporter à long terme. Pour le reste, je me reconnais un peu la dedans, même si je suis pas encore totalement vendu à ma conscience... Difficile de trouver des vertues dans la décroissance, quand on vis dans un monde qui ne cherche que la croissance, au milieu de personnes qui ne font que profiter des bienfaits que leur apporte de la société de consommation. Alors en apparence, je me comporte comme un bon consommateur, et derrière, je me reproche de l'être. Et ces bienfaits de la société de consommation le sont-ils vraiment ? Ne vaux-t'il pas mieux passer 15 jours à tenter de comprendre l'homme et le monde qui nous entoure (dans le but, le cas échéant de l'améliorer) plutôt que 15 jours à la mer (en avion, à l'autre bout du monde), à ne rien faire d'autre que se baigner ? La société me pousse à préférer le sable chaud ; mais sans son influence, c'est probablement mon côté humaniste qui l'emporterait.