Maître Eolas (encore lui !) a publié dans son blog le texte du jugement de Guillermito. Je trouve tout cela étonnament court, vu les questions que je me posais à la suite du procès. Et surtout, je ne trouve pas cela clair du tout.

On peut interpréter cette condamnation de différentes manières. Comme le disait très justement Eolas dans un commentaire à sa note annonçant la condamnation :

Question de point de vue : pour TEGAM, c’est le procès de quelqu’un ayant mensongèrement dénigré leur produit ; du point de vue des informaticiens, c’est la prohibition du full disclosure ; du point de vue de la justice, c’est une simple contrefaçon de logiciel.

C’est très exactement ça. On peut trouver ces 3 points de vues dans le jugement. La bonne nouvelle, c’est que cela n’est pas une simple interdiction de distribuer des exploit et autres proof of concept (le jugement rentre peu dans les détails à ce sujet). Ce n’est pas non plus des suites des dénigrements, puisque les poursuites pour diffamation ont été abandonnées. Ni une condamnation au motif unique qu’il n’avait pas acquis une licence valable du logiciel...

Un jugement où chacun y verra ce qu’il veux bien y voir finalement. Mais celui-ci ne répondant pas vraiment aux interrogations légales que soulèvent la recherche de failles de sécurité abordés dans ce dossier, ce procès n’a finalement pas été celui du full disclosure.