J’étais en train de me réfléchir au sujet du langage, le cerveau embrumé par quelques verres d’alcool. J’étais aussi en train de me dire que ce serait une bonne occasion pour faire la publicité d’un excellent livre ici même. Un livre que j’ai acheté par hasard, mais qui maintenant ne me quitte plus...

Mais voilà, j’ai ouvert l’aggrégateur. Et je suis tombé sur un billet. Et je me suis dit que ce n’était pas une bonne idée de présenter ce livre : il livre une vision sur la France et les Français que vous ignorez peut-être. Et qu’il vaux mieux ignorer pour votre bonheur. Soyez ovinistes.

Je pris aux personnes sensibles de bien vouloir se munir d’une quelconque drogue laissant la possibilité de penser que ce billet, et tout son contenu n’est qu’un mauvais rêve. Mieux encore, une drogue qui fait perdre la mémoire. Achetez donc une bouteille de vodka ou de rhum, et buvez-la entièrement avant de lire la suite.

Vous avez vidé la bouteille ? Sérieusement, videz cette bouteille de vodka ! Avec du jus d’orange même si vous voulez, mais videz-là ! Demain vous aurez très mal au crâne, mais ce sera passager, c’est toujours mieux que de vivre sa vie durant avec ce mal.

C’est fait ? ? Lisez le post de Tristan Nitot : L’ignorance est un bienfait !.

Voilà, vous avez maintenant le droit de cuver, et surtout d’oublier le billet de Tristan. Moi, je n’ai pas eu cette chance. Je n’ai pas attendu ce passage en force des brevets pour me rendre compte que la démocratie est malade. Je n’ai pas attendu ce billet pour prendre connaissance des autres points developpés non plus. Je dois vivre avec le poids de ce savoir. Je suis même obligé de temps en temps de boire pour oublier tout ça, afin de pouvoir continuer à vivre. On nous prends pour des cons, et on va dans un mur. Vous n’imaginez pas la chance que vous avez de pouvoir vous lever demain avec une énorme gueule de bois en ayant oublié tout ça.

Je vais prendre mes godasses, faire une balade à pieds dans Paris, pour ruminer tout ça. Si dans les prochaines heures vous trouvez un personnage ivre dans un bistrot parisien, tenant un discours incohérent mélangeant informatique et politique, soyez sympa : donnez-lui au moins l’impression que vous êtes d’accord avec lui.

(Note : j’ai déjà eu l’occasion de parler de ce livre auparavant. Ce n’est pas « 1984 » d’Orwell. Mais ne lisez pas non plus « 1984 », et dans le malheur où vous l’auriez déjà fait, essayez de l’oublier, et surtout ne faites pas de parallèles avec notre époque. C’est pour votre bonheur que je dis ça.).