Aujourd’hui en une du Parisien : « Le téléphone ca coûter moins cher ». Tiens, curieux, me dis-je des rumeurs annonçaient des augmentations du tarif de l’abonnement France Télécom.

Effectivement, je ne m’étais pas trompé : dans ce même journal, on annonce une hausse de 23% de l’abonnement d’ici 2008, ainsi qu’une baisse de 26% des communications. Mais alors, où est la baisse pour les Français qui téléphonent peu, où qui ne passent pas par France Télécom pour leur abonnement ? Nulle part. C’est un remaniement des tarifs, pas une baisse. Et c’est même plutôt une augmentation de tarif pour la majorité des Français, la concurrence n’étant pas vraiment prête pour le dégroupage total. C’est donc un effet d’annonce réussi.

Mais qu’a fait le Parisien pour raconter un bobard pareil en une ? Simple, il a eu l’exclusivité de l’information. En échange de quoi il a du promettre ce titre complaisant. C’est le Parisien pour s’informer sur ce sujet, c’est donc les lecteurs du Parision qui seront les premiers prevenus, c’est le Parisien qui sera cité par les autres journaux qui reprendront l’info :
-  Libération
-  Le Figaro
-  TF1
-  France 2
-  Boursorama
-  Et d’autres

Vous noterez que tous ces journaux ont des titres plus critiques que leur source.

Mon ressenti à cette annonce : une baisse des communications, étant donné le poids des concurrents était purement prévisible et obligatoire. Quand à la hausse de prix de l’abonnement, puisque la concurrence n’est pas prête pour assurer le service universel, voilà une aubaine pour FT. Etait-elle justifiée ? Ce n’est pas encore l’ART qui prends les décisions pour le prix de l’abonnement, mais le ministère de l’industrie. Or l’entreprise semi-publique a un énorme déficit à reboucher, et l’Etat est toujours son principal actionnaire...

En attendant, puisque le Parisien n’a rien de plus intéressant à annoncer en une (pour un journal généraliste), j’en déduis de suite qu’il n’y a pas eu beaucoup d’infos intéressantes dans les journaux aujourd’hui.