mercredi 7 mai 2008
Cindy Sander, Tessa Martin, Basshunter & Yvette Horner
Par Maxime Ritter, mercredi 7 mai 2008 à 23:14 - La vie des médias
Heureusement qu'il y a internet, et des blogueurs -dont certains demandent qu'on en parle pas- sinon j'aurais loupé le dernier buzz de la télévision. Remettons les choses en place : elle se serait faite humiliée à une émission de télé-réalité ? Allons, la télé-réalité, c'est de la réalité déguisée pour en faire un meilleur spectacle :)
Aujourd'hui, Cindy Sander est repêchée... parce qu'elle est devenu une icone du kitsch, sur Canal + & Internet. Ca ne vous rappelle rien ? Vers 2002, déjà sur M6 ? Tessa Martin !! C'est de la merde ? Comme Basshunter. Sauf que Basshunter a des vrais fans qui écoutent ça au premier dégré.
Et puis, n'accuse-t'on pas justement ces émission de promouvoir de la musique de merde d'habitude ? Ne se moque t'on pas aussi des CD des gagnants de la Star Ac ? Ca n'empêche personne de les acheter, et même : ça se vends fort bien. La merde, ça produit de grosses ventes, les maisons de disques le savent bien, le public aime la merde. Et comme dit justement Ron l'infirmier :
Cindy Sander. Du concret, du lourd, du premier degré. Du buzz, de la France d'en bas, de la bonne tranche de variétoche comme on les aime, finalement, allez ,oui, avouons, le Top 50 a ses vertus que le prochain single de Radiohead n'offrira jamais au premier mariage venu, en Août, sous un chapiteau, quelque part en Loraine. On ne demande pas grand-chose, nous les foules sentimentales. Il faut voir comme on nous parle, ce qu'on nous vend. Du hype, de la pop rock, du Technikart ? Non. Nous on veut juste danser, s'amuser, oublier Sarkozy un instant : il nous fallait bien Cindy Sander pour ça. Oui, il le fallait. L'espoir Sander pour toucher enfin un peu de rêve du doigt, j'en ai besoin, moi. Je ne regarde pas la Nouvelle Star pour avoir l'air intelligent, je la regarde pour oublier un instant qui je suis. Benjamin ou Ikare me le rappelle cruellement : je ne suis rien mais eux non plus. Hélas.
Regardez Cindy Sander on dirait une chanteuse des années 70 ou années 80. Le pire de l'époque diront ceux à l'esprit moqueur. Il y a 30 ans, Cindy Sander aurait fait un tabac ! Qu'avez vous contre les reprises ? On avait l'habitude d'entendre des reprises dans ce genre d'émissions pourtant. On reprenait les chansons connues, là on reprends le style. On se plaignait des soupes musicales se ressemblant toutes, et voilà de la nouveauté ! ce qu'on avait pas l'habitude d'entendre. Enfin de l'originalité, aurait-on enfin compris comment vendre des disques ? Les compilations des années 70 et 80 se vendent encore ; il existe donc bien un public à qui ça plait, et qui a mauvais goût... selon les critères de ceux qui comparent à Radiohead. Et qui doit donc aimer Cindy Sanders. Comme pour Basshunter donc, il y a un public qui écoute au premier dégré, et un autre public qui ne garde que le kitsch.
C'est méchant ces moqueries ?? Peut-être. Mais qui ne s'est jamais moqué de la chance aux chansons, ou d'Yvette Horner ? On se moque de la musique de vieux, ça ne change pas. Et les années 70, c'est déjà du vieux pour nos jeunes d'aujourd'hui.
Depuis le succès de Fatal Bazooka, se moquer est même devenu une méthode comme une autre pour vendre des disques.
Ne comptez donc pas sur moi pour défendre Cindy Sander. Sinon il faudrait que je défende aussi Yvette Horner ou Basshunter, et même des gens morts comme Claude François. En attendant, je vais mettre le MP3 de Papillon de Lumière aux côtés de ceux de Partenaire Particulier, Sabrina Salermo et du pudding à l'arsenic.

La presse est déchaînée dans l'affaire de la Société Générale, chacun à l'affut de son scoop et de son papier à publier. Forcémment, on publie et on entends n'importe quoi. Ca fait vendre du papier. A ce jeu, le monde fait fort en publiant cet article samedi : 

